UJ2216, Le navire aux plusieurs noms

English version below. A seguire versione in Italiano. Traduzione Francese di Claire Beaux
2 Febbraio 2024

(English version below)

UJ2216: A Ship With Many Names

Mon partenaire glisse lentement autour de la pièce jumelle de 37 mm. C’est un matin avancé de juillet et la lumière qui filtre à travers les 50 mètres de colonne d’eau illumine le banc d’anthias roses qui, épais et très coloré, tourne autour de nous. «Où suis-je?», «J’avais entré dans l’eau à Sestri, mais celle-ci, c’est la lagune de Truk». J’apprécie le contraste entre les tôles du navire, le rose des anthias, le mouvement paresseux de mon copain. Le morceau de proue figé dans la direction d’où étaient arrivés les bateaux PT qui ont décrété le sort de cette unité. Je pense que c’est un instant parfait. Je suis captivé par le moment présent et complètement inconscient du reste du monde. Si le temps pouvait s’arrêter, je m’arrêterais même ici. Pour toujours. C’est à ce moment-là, il y a plus de dix ans que ma relation amoureuse avec l’épave du UJ2216 est neé.

Au début il est connu sous un nom différent : «Le KT de Sestri», avant qu’Andrea Ghisotti ne prenne la peine de l’identifier, pour découvrir qu’il ne s’agissait pas d’un Armed Cargo (KT), mais d’un chasseur de sous-marins; un UJ de la Flottille 22, UJ2216 pour être précis.

L’histoire de ce chasseur de sous-marins est assez connue. Né comme yacht de plaisance sous le nom d’Eros (II), propriété du baron Henri de Rothschild, séquestré au début de la Seconde Guerre mondiale, il fut ensuite affecté à nouveau plusieurs fois et chaque réaffectation correspondait à un changement de nom. Il est né et lancé sous le nom d’Eros II. Réquisitionné au début de la guerre, il devient AD227 stationné à Ajaccio, puis AD196 à Tanger. Le nom change ensuite en AD140 dans le rôle de navire d’escorte puis de nouveau avec le nom «Incomprise» stationné à Toulon et devient finalement un Unterseeboot Jäger numéro 16 de la flottille 22; l’UJ2216.

Pendant la guerre, le navire fut progressivement transformé et armé. Le canon jumelé est ajouté à la proue, 4 mitrailleuses aux côtés de la structure, puis une mitrailleuse quadruple à la poupe et enfin une pièce anti-aérienne de 88 mm également à la poupe. Au terme de ces transformations, il ne reste presque plus rien du premier yacht de plaisance. Eros, conformément à l’esprit de l’époque, s’est transformé en une machine de mort. Seule la forme élancée et allongée de la coque rappelle encore l’élégance perdue du premier vaisseau.

La vision de ce matin-là toucha une corde sensible en moi, je sens que c’est à partir de ce moment là que mon histoire personnelle avec UJ2216 a commencé. Une relation que j’ai cultivée et poursuivie les années suivantes avec d’autres plongées et explorations de cette épave particulière. Une relation qui m’a fait Cadeau de beaucoup de satisfactions, mais aussi de déceptions. 

C’est sûr, des déceptions. La coque repose sur un fond marin de limon grisâtre très fins. Pourvu qu’il y ait un peu de courant sur le fond, la suspension remonte, recouvrant l’épave comme un linceul. Il arrivait parfois de descendre et de voir comment seul le pylône placé sur la timonerie parvenait à sortir du brouillard. Le reste du navire restait là-dessous, voilé et inconnaissable cette fois-là.

A dire vrai, la visibilité du point n’est pas si mauvaise. La coque est assez détachée du fond, les chances de descendre et de voir quelque chose sont assez élevées. Autrement dit, en Ligurie il existe certainement des sites de plongée avec des conditions plus difficiles que celui-ci. Et les fois qu’on voit le charme qui se dégage de cette épave les difficultés et les efforts rencontrés pour arriver à la visiter s’effacent facilement.

Commencer à maîtriser certaines techniques de photogrammétrie était une arme supplémentaire pour pouvoir raconter et montrer ce qui se cachait sous la surface. Pouvoir faire cela pour l’UJ2216 aurait été d’une grande valeur pour moi. Pour le charme que cette épave dégage et pour la relation particulière que j’éprouve pour ce vieux “fer”. D’après moi, ce n’était pas un projet, c’était “le projet”, le travail effectué les mois avant sur d’autres épaves n’était qu’un travail préparatoire pour aborder celle-ci.

Je parle de mon projet avec les frères Boschi (Alex et Luca) du Massub et ils aiment l’idée, c’est réalisable. On cherche ensemble un jour pour se rencontrer et on vérifie ce qu’on peut faire.

Le premier jour, les choses ne se passent pas bien. Brouillard “épais” jusqu’au milieu de l’antenne. Seuls le pylône et la partie supérieure de la cheminée émergent. J’espérais mieux, aujourd’hui j’ai peur qu’il n’y ait rien à faire. Je dois être capable de voir au moins la coque si je veux essayer de ramener du moins la forme vague du navire.

Je reste planant sur le château de contrôle pendant toute la plongée, ayant l’œil sur la position de Marco, un plongeur qui était sur le bateau avec nous et qui avait décidé de défier l’épave même par mauvaise visibilité. L’environnement est infesté de filets et de lignes. Pour des raisons de sécurité, il est conseillé qu’il y ait toujours quelqu’un pour encadrer ceux qui choisissent de s’aventurer à l’intèrieur du navire.

Une fois le runtime terminé, je remonte sur le bateau et je dis à Luca que malheureusement aujourd’hui “ce n’était pas quoi”. S’il y a une leçon que la plongée m’a apprise c’est que les échecs sont nécessaires, il n’y a rien à se vexer. Si l’objectif que tu souhaitais accomplir se laisse saisir du premier coup, alors soit tu as eu une chance inattendue, soit cet objectif n’était peut-être pas si difficile ou stimulant. Il n’était pas, peut-être, un objectif louable. Mais si tu échoues, ah, si tu échoues, c’est autre chose. Ce n’est pas que j’aime être victime d’intimidation, mais j’ai pris l’habitude de tolérer l’échec et de me dire que l’échec est nécessaire, nécessaire pour pouvoir réussir plus tard. L’important, en cas d’échec, c’est simplement de limiter les dégâts.

Au delà de la philosophie, la préparation de cette plongée avait commencé deux jours auparavant, je m’étais levé à cinq heures du matin, j’avais roulé pendant 2 heures et je venais de faire une heure d’eau, pour rien, bref, malgré j’essayasse de le cacher, j’avais l’air assez ennuyé. Luca me voit, s’approche et avec son regard sournois il me dit: “Écoute Dario, demain l’équipe d’une célèbre émission sur la Méditerranée viendra ici et ils aimeraient revenir exactement ici. Si tu as envie de revenir, je peux leur demander s’ils seraient d’accord avec votre présence, qu’en penses-tu?». J’aime l’idée de battre le fer tant qu’il est chaud, j’accepte.

Le lendemain, j’y suis de nouveau. La troupe est composée d’une seule personne, c’est probablement le plongeur italien le plus célèbre dans le domaine des vidéos, un gars avec des décennies d’expérience, une réputation internationale et conscient d’avoir fait tout ce qui peut être fait dans le domaine sous-marin.

Nous nous retrouvons dans les vestiaires, nous échangeons quelques plaisanteries et nous commençons à nous préparer. Je vois la scène de l’extérieur, je suis très concentré, je repasse en revue la préparation de l’appareil photo, je repense à ce que j’ai fait. J’ai tout pris, j’ai chargé tous les piles? Les appareils photo? Quel est le niveau des batteries du recycleur? Ai-je tout préparé? Quels sont les plans de sauvegarde? C’est une plongée à 40 mètres, mais je suis tendu comme une corde de violon, après hier, je ne peux pas me tromper et il y a beaucoup de variables, parmi celles que je peux contrôler, qui peuvent influencer le résultat final.

L’autre est calme. Il se prépare avec une nonchalance olympique. Comme je me rends au bureau le matin, il s’apprête à entrer dans l’eau. Seulement une fois sur le bateau il interrogera Luca sur les caractéristiques de l’épave et donnera des instructions à son compagnon pour l’éclairer. Maintenant, peut-être qu’il semble penser seulement où dîner ce soir. Un jour, nous irons sur la Lune, comme maintenant nous allons en voiture à la ville pour faire du shopping. Voilà, ces hommes, ce jour-là, auront sur leurs visages l’expression qu’a maintenant mon compagnon. Je suis en train d’aller sur la Lune, il va se promener au pied de chez soi.

On avance rapidement, on est à la verticale de l’épave, on descend. La chance sourit aux audacieux et en général à ceux qui ne se ménagent pas, aujourd’hui la visibilité est spectaculaire.

Je déploie les bras de lumière, j’allume la caméra et l’action cam, je tourne le support vers la première tôle, calibre la luminosité et c’est parti! Les 45 minutes suivantes s’écoulent en un éclair. Je vois les deux autres commencer à monter, j’aurais fini aussi, mais les conditions sont trop bonnes. Je modifie les réglages de l’appareil photo, je saute vers la proue de manière à encadrer l’ensemble de l’épave et je prends la photo que vous voyez ci-dessous.

Chez moi, j’analyse les images; bien mais pas génial, j’ai quelques trous. L’épave est grande et je n’ai pas réussi à me glisser partout. Je dois faire une autre visite là-bas.

Cela prendra quelques mois, mais vers octobre nous sommes prêts à retourner. La plongée se déroule régulièrement, la visibilité est bonne et j’ai l’impression que cette fois elle a été réussie.

Ce jour-là, mon copain est un vieille amie. Elle prend des photos, je fais mon scan et nous nous surveillons pendant la plongée. Pendant notre palier de décompression, nous prenons également quelques photos mutuelles pour nous souvenir de cette belle journée et pour finaliser ce travail.

La maquette nous permet de rendre hommage à la structure de l’épave et j’espère qu’elle pourra être utile à tous ceux qui souhaitent plonger sur cette découverte historique dans le futur.

Malheureusement, il n’a pas été possible de relever l’épave entière. En fait, il manque l’épave arrière, là où les torpilles du PT Boat ont touché le point où étaient accumulées les grenades sous-marines. Ici, l’explosion a pulvérisé la poupe du UJ, effaçant la mitrailleuse quadruple et le canon arrière de 88 mm. Il ne reste désormais plus grand-chose à tourner, à part quelques épaves éparpillées dans le limon. De plus, certaines parties de la coque, le long du côté gauche, ne sont pas très claires et visibles en raison de la suspension

Mais la partie agréable et visitable de l’épave est là, et c’est ce qui nous intéresse.

Essayons donc d’utiliser le résultat de la technique photogrammétrique pour son but: un instrument utile pour analyser et enquêter sur l’objet qui nous intéresse.

Car avouons-le, ce qui nous intéresse c’est l’objet, la technique n’est qu’instrumentale. En général, la technique ne doit être qu’un moyen pour parvenir à un certain résultat qui pour nous est d’obtenir un niveau acceptable de représentation d’un objet donné.

On peut commencer par décrire les caractéristiques de cette épave et comment elle se répète, une image vaut mille mots:

Comme déjà mentionné dans l’article, cette épave est intéressante et esthétiquement très belle.

Le premier contact avec l’épave s’effectue avec le grand trépied qui se trouve au milieu du navire, à 36 mètres d’altitude. Généralement la bouée de surface vous amènera directement là-haut. Le trépied supportait à l’origine les antennes radio et radar de l’unité et constitue une structure impressionnante.

Sous le trépied sur 45 mètres vous trouverez les pièces qui comptaient la timonerie. Grâce à deux portes étroites de chaque côté, il est possible de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Malheureusement ces locales ont été largement pillées par les « pilleurs » des épaves et il ne reste plus grand chose à voir.

Sous la timonerie, en descendant vers l’avant, on atteint le niveau du pont. Nous sommes ici à environ 50 mètres. En direction de la proue, le point culminant de l’épave est bien visible : le double canon de 37 mm.

Une fois sur place, faites attention, un petit detail: les tôles sont toutes incrustées et recouvertes de bivalves.

À droite et à gauche de la passerelle de commandement se trouvent deux couloirs qui traversent toute la structure et mènent à la poupe. Assez grands, quelques mètres en largeur et une douzaine de long, ils peuvent être visités. Attention, le couloir de gauche présente un obstacle juste du côté de la proue, le passage par là est très étroit. Selon votre configuration, le franchissement de l’obstacle peut s’avérer problématique : il est possible d’entrer par l’arrière, mais vous devrez ensuite faire demi-tour et revenir en arrière car vous trouverez le blocage. Au lieu de cela, le couloir tribord est ouvert et dégagé, et en le traversant, vous pourrez admirer le parquet toujours présent. Si l’on entre par la proue, en suivant le couloir il est possible de sortir plus en arrière, au niveau de la cheminée. Ou vice versa.

ATTENTION. Ne faites jamais ces entrées sans une bonne planification, sans qu’un accompagnateur sache ce que vous faites et, surtout, soit prêt à intervenir au cas où vous seriez pris parmi les nombreuses lignes qui infestent l’épave. Nous sommes ici à des profondeurs qui commencent à devenir importantes et le maximum de responsabilité et de prudence s’imposent pour votre sécurité et celle de vos partenaires.

En continuant vers la proue et devant le canon, les treuils de levée des ancres sont visibles et bien conservés, ces deux-là sont encore à leur place dans les yeux d’écubier de la proue à gauche et à tribord du coupeur d’eau.

Vers l’arrière, après la cheminée, il y a encore une mitrailleuse double sur tribord. Vers le centre du navire, vous trouverez la grande trappe qui mène à la salle des machines. L’intérieur est un peu exigu mais visitable, recommandation habituelle ici quant à l’accès aux couloirs. En continuant sur le côté gauche, on retrouve le support qui hébergait autrefois une autre mitrailleuse antiaérienne, aujourd’hui démontée.

À ce point de l’article, je pense que vous avez désormais réussi à vous faire une idée de l’épave. Si vous possédez une certification en air profond ou encore mieux en trimix normoxique, vous pourriez également penser à visiter cette épave, témoignage d’une époque moins chanceuse que la nôtre et qui repose désormais depuis 80 ans sur les fonds marins de Sestri Levante.

Pour le reste je vous laisse avec l’animation habituelle créée avec Blender.

Bibliographie

  • La Flotta sul Fondo – Claudio Grazioli – Edizioni M.T.E – 2020
  • U-Boot-Jagd im Mittelmeer: Der Einsatz der 22. U-Jagdflottille – Manfred Kellenberg – Mittler & Sohn – 2003 

Les images appartiennent à l’auteur de cet article.

(Testo in Italiano sotto )

My partner slowly slides around the 37mm twin gun. It’s a late July morning and the light that filters through the 50 meter water column illuminates the school of pink anthias which, dense and colourful, revolves around us.
“Where am I?”, “I entered the water in Sestri, but this is the Truk lagoon”.
I enjoy the contrast between the plates of the ship, the pink of the anthias, the lazy movement of my buddy, the piece of the bow frozen in the direction from which the PT boats had arrived, decreeing the fate of this unit. I think this is a perfect instant of time. I am caught up in the moment and completely oblivious to the rest of the world. If time could stop, I would stop here too. Forever.

These shaky pictures were taken that day there.

It was at that moment, more than ten years ago, that my love relationship with the wreck of the UJ2216 was born.
Initially known by a different name: “The KT of Sestri”, before Andrea Ghisotti took the trouble to identify it, only to discover that it was not an Armed Cargo (KT), but a submarine chaser; a UJ of Flotilla 22, UJ2216 to be precise.

The history of this submarine chaser is quite well known. Born as a pleasure yacht with the name Eros (II), owned by Baron Henri de Rothschild, seized at the beginning of the Second World War, she was then reassigned a fair number of times and each reassignment corresponded to a change of name. She was born and launched as Eros II. She was requisitioned at the outbreak of war and became AD227 based in Ajaccio, then AD196 based in Tangier. Her name then changed to AD140 in the role of escort vessel and then again with the name “Incomprise” based in Toulon and finally she became an Unterseeboot Jäger number 16 of flotilla 22; the UJ2216.

During the war the ship was progressively transformed and armed. The twin gun was added to the bow, 4 machine guns to the sides of the structure, then a quad machine gun to the stern and finally an 88mm flak piece also to the stern. At the end of these transformations, almost nothing remained of the first pleasure yacht. Eros, in accordance with the spirit of those times, had transformed into a death machine. Only the slender and long shape of the hull still refers to the lost elegance of the first vessel.

The vision that morning struck a deep chord in me, I feel that it was from that moment that my personal story with UJ2216 began. A story that gave me a lot of satisfaction, but also some disappointment.

Yes, the disappointment. The hull rests on a seabed of very fine grayish silt. A slight current at the seabed causes the suspension to ascend, enveloping the wreck like a shroud. Occasionally, one may look downward and only then realize that the pylon atop the wheelhouse is the sole feature emerging from the fog.The rest of the ship remains below, veiled and unfathomable for this time.

Nothing good. Of the UJ2216 today only the pylon and the smokestack are visible. The rest is fog.

To be honest, the visibility of that spot is not that bad. The hull is quite detached from the bottom, the chances of going down and seeing something are quite high. SIn other words, in Liguria there are definitely dive sites with more difficult conditions than this one. Fortunately the moments in which you can see the charm that this wreck exudes easily repays the divers for the difficulties and efforts faced to get to visit it.

Starting to master some photogrammetry techniques was an additional weapon to tell and show what was hidden beneath the surface. Being able to do this for the UJ2216 would have been of great value to me. For the charm that this wreck has and for the particular relationship I feel I have with this old “iron”…for me this wasn’t just a project, it was “The Project”, the work carried out in the previous months on other wrecks was only a preparation to be able to tackle this one.

I talk about my project with the Boschi brothers (Alex and Luca) from Massub and they like the idea, it is feasible. Let’s find a day and see what we can do.

On the first day things don’t go well. “High” fog up to mid-antenna. Only the pylon and the upper part of the smokestack emerge. I was actually hoping for something better, today I’m afraid there’s nothing to do. I need to see at least the hull if I want to attempt to achieve at least the vague shape of the ship.I remain hovering on the control castle for the entire dive, keeping an eye on the position of Marco, a diver who was on the boat with us and decided to challenge the wreck even in poor visibility.


The environment is infested with nets, lines and fishing lines. For security reasons it is always important to have a safety diver supervising those who venture inside the wreck.
Once the runtime is over, I get back on the boat and tell Luca that unfortunately today “wasn’t the day”. If there is one lesson that diving has taught me, it is that failures are necessary, there is nothing to blame. If that goal you wanted to achieve can be grasped on the first try, then either you had an unexpected stroke of luck or perhaps that goal was not so worthy or difficult or challenging enough.
But if you fail, ah, if you fail that’s a different story. Not that I love being bullied, but I’ve gotten used to tolerating failure and telling myself that failure is necessary, necessary to be able to succeed later. The important thing, when you fail, is to limit the damages.

Beyond the philosophical aspect, the preparations for this dive began two days in advance. I woke up at five in the morning, embarked on a two-hour drive, and spent an hour in the water, only to seemingly achieve nothing. In short, no matter how hard I attempted to conceal it, my frustration was palpable. Luca noticed my demeanour, approached me, and with his trademark sly look, proposed, “Listen, Dario, the crew of a renowned Italian TV show featuring the Mediterranean Sea is scheduled to visit this exact location tomorrow. They’re interested in returning here. If you’re open to it, I can check if they would welcome your presence. What do you think?”. Embracing the opportunity to make the most of the situation, I accepted.

Next day I’m there again. The crew is made up of a single person, it is probably the most famous Italian scuba video operator, a man with decades of experience, an international reputation and with the certainty of having done everything that can be done in the underwater field.

We meet in the locker room, exchange a few pleasantries and start preparing. I see the scene from the outside: I’m very concentrated, I go over the preparation of the reb, I think back to what I did, did I take the necessary? Have I charged all the light’s canisters? The cameras? What is the battery level of the reb? Have I prepared everything? What are the backup plans? It’s a dive to 40 meters, but I’m taut as a bowstring, after yesterday I can’t get this one wrong and there are a lot of variables, among those I can control, that can influence the final result.
The other one is calm. He prepares with Olympic nonchalance. As I go to the office in the morning, he is about to enter the water. Only on the boat will he ask Luca about the characteristics of the wreck and give instructions to his companion on how to illuminate it. At the moment he seems to only be thinking about where to have dinner tonight. One day we will go to the Moon like we drive to town for shopping. Those men, that day, will have the same facial expression expression as my companion has now. I’m going to the Moon, he’s ready to drive out to shop.
Fast forward, we are on the vertical of the wreck, we go down. Fortune favors the bold and in general those who do not spare themselves, today the visibility is astounding.

The large schools of Anthias always embellish this wreck

I deploy the light arms, turn on the camera and action cam, turn the support towards the first sheet of metal, calibrate the brightness and let’s go! The next 45 minutes pass in a flash. I see the other two divers starting to ascending , I would have finished too, but the conditions are too good to leave. I change the camera settings, I rush to the bow so as to frame the entire wreck and take the photo you see below.

At home I analyze the images; good but not great, I have some holes. The wreck is large and I was not able to cover it all. I have to give it another tour.

It will take a few months, but around October we are ready to return. This time the dive proceeds smoothly, the visibility is good and I feel that it has been successful.
For this day my buddy is an old friend. She takes photos, I do my scan and we keep an eye on each other during runtime. In deco we also take a few mutual photos to remember this beautiful day and to complete this work.

Souvenir photo of the day. I’m clearly smiling because at this point I knew that everything was going to be ok.


The Model

The model allows me to pay homage to the structure of the wreck. Moreoever I hope it could be useful to anyone who wants to dive his historical find treasure in future.

And here it is, the UJ2216 model.


Unfortunately, covering the whole wreck was not possible. In fact, the stern wreckage is missing.

The PT Boat torpedoes struck the area where the depth charges were stored, causing an explosion that pulverized the stern of the UJ. The impact obliterated both the quadruple machine gun and the 88 mm stern gun. Nowadays there’s not much left to take back other than some remains scattered across the silt. In addition to this, some parts of the hull, along the left side, did not come out very well due to the bad visibility in that point .
Anyway, the enjoyable and visitable part of the wreck is all there, and that is it what matter to us.
Let’s therefore try to use the result of the photogrammetric technique for what it was born: a useful tool for analyzing and investigating the object of our interest.

Because let’s admit it, what interests us is the object, the technique is only instrumental. In general, the technique should only be a means to achieve a certain result which for us is obtaining an acceptable level of representation of a given object.

We could start by describing the features of this wreck but an image is worth more than a thousand words:


As already mentioned in the article, this wreck is interesting and aesthetically very beautiful.

The first contact with the wreck occurs at the large tripod which is located amidships, at an depth of 36 metres. Generally the surface line will take you directly up there. The tripod originally supported the unit’s radio and radar antennas and it has an impressive structure.

Under the tripod at 45 meters depth you will find the rooms that housed the wheelhouse. Through two narrow doors on each side it is possible to peek inside. Unfortunately these rooms have been extensively looted by the “plunderers” of the wrecks and there is not much left to see.

Under the wheelhouse, going down towards the bow, you reach the deck level. Here we are about 50 meters depth. In the direction of the bow, the highlight of the wreck is evidently the twin 37 mm cannon.

The twin-linked 37mm cannon. Comparison between a real image and its digital counterpart.

One detail to notice when you get there, pay attention to it, the metal plates are all encrusted and covered by bivalves.

To the right and left of the command bridge there are two passages that go through the entire structure and lead to the stern. They are quite large, a couple of meters wide and a dozen of meters long, they can be visited. But be careful, the left passage has an obstruction right on the bow side making it a very narrow passage. Depending on your configuration, getting past the obstruction could be problematic. Instead, the starboard corridor is open and clear, and as you pass through you can admire the wooden flooring that is still present.

Starboard side, the corridor. Entrance from the bow, exit at the smokestack.

WARNING! Never make enter the wreck without proper training, planning and without a capable buddy and more importantly, without being ready to intervene in case you get caught among the numerous ropes and fishing lines that infest the wreck. These are significant depth and maximum responsibility and caution have to be exercised for your safety and that of your companions.

The profile of the UJ2216


Continuing towards the bow and past the cannon, the winches for lifting the anchors are visible and well preserved, these two are still in their place in the hawse eyes on the bow to the left and to the starboard of the water cutter.

Towards the stern, past the smokestack, a twin machine gun is still in place, there on the starboard side. Towards the center of the ship you will find the large hatch that leads to the engine room. The interior is a bit cramped but visitable, similarly to the corridors, attention and caution needs to be employed. Continuing on the left side, we find the support that once housed another anti-aircraft machine gun, now removed.

Having reached this point in the article, I think you have now managed to get an idea of the wreck. If you have a deep air or even better normoxic trimix certification you could also think about visiting this relict testimony to a less fortunate era which has now been resting on the seabed of Sestri Levante for 80 years.

Finally I leave you with the usual animation created with Blender

Bibliographic sources used for this article:

La Flotta sul Fondo – Claudio Grazioli – M.T.E Editions – 2020
U-Boot-Jagd im Mittelmeer: Der Einsatz der 22. U-Jagdflottille – Manfred Kellenberg – Mittler & Sohn – 2003
Images and visual content owned by the author.


UJ2216, La nave dai molti nomi

Il mio compagno scivola lentamente attorno al pezzo binato da 37 mm. È una mattina inoltrata di Luglio e la luce che filtra attraverso la colonna d’acqua di 50 metri illumina il banco di anthias rosa che, fitto e coloratissimo, ruota attorno a noi.
“Dove sono?”, “Ero entrato in acqua a Sestri, ma questa è la laguna di Truk”.
Mi godo il contrasto tra le lamiere della nave, il rosa degli anthias, il pigro muoversi del mio buddy, Il pezzo di prua congelato nella direzione da cui erano arrivate le PT boat che hanno decretato il destino di questa unità. Penso che questo sia un attimo perfetto. Sono preso dall’istante e completamente dimentico del resto del mondo. Se il tempo si potesse arrestare, io mi fermerei pure qua. Per sempre.

Queste immagini traballanti sono state prese quel giorno là.

È in quel momento che più di dieci anni fa è nato il mio rapporto d’amore con il relitto dell’UJ2216.
Inizialmente conosciuto con un nome diverso: “Il KT di Sestri”, prima che Andrea Ghisotti si prendesse la briga di identificarlo, per scoprire così che non si trattava di un Cargo Armato (KT), bensì di un cacciasommergibili; un UJ della Flottiglia 22, l’UJ2216 per la precisione.


La storia di questo submarine-chaser è abbastanza conosciuta. Nato come yacht da diporto con il nome Eros (II), di proprietà del barone Henri de Rothschild, sequestrato all’inizio della seconda guerra mondiale, viene poi riassegnato un discreto numero di volte e ad ogni riassegnazione corrisponde un cambio di nome. Nasce e viene varato come Eros II. Requisito allo scoppio della guerra diventa AD227 con stanza ad Ajaccio, poi AD196 con base a Tangeri. Il nome cambia poi in AD140 nel ruolo di battello scorta e poi ancora con il nome “Incomprise” con base Tolone e infine diventa una Unterseeboot Jäger numero 16 della flottiglia 22; l’UJ2216.


Durante la guerra la nave viene progressivamente trasformata e armata. Viene aggiunto il pezzo binato a prua, 4 mitragliere ai lati della struttura, poi una mitragliera quadrinata a poppa e infine un pezzo flak da 88 mm sempre a poppa. Alla fine di queste trasformazioni, del primo yacht da diporto non rimane quasi più niente. L’Eros in conformità con lo spirito di quei tempi si è trasformato in una macchina di morte. Solo la forma snella e lunga dello scafo rimanda ancora all’eleganza perduta del primo vascello.


La visione di quella mattina colpì una mia corda profonda, sento che è dal quel momento che è iniziata la mia personale storia con l’UJ2216. Un rapporto che ho coltivato e proseguito negli anni successivi con altri tuffi ed esplorazioni di questo relitto particolare. Un rapporto che mi ha regalato molte soddisfazioni, ma anche qualche delusione.

Già delusioni. Lo scafo è adagiato su un fondale di limo grigiastro finissimo. Basta che sul fondo vi sia un po’ di corrente che la sospensione si alzi coprendo il relitto come un sudario. Qualche volta è capitato di scendere e constatare come solo il traliccio posto sulla timoneria riuscisse ad emergere dalla nebbia. Il resto della nave rimaneva là sotto, velata e per quella volta inconoscibile.

Niente di buono. Dell'UJ2216 oggi è visibile solo il traliccio e il fumaiolo. Il resto è nebbia.
Niente di buono. Dell’UJ2216 oggi è visibile solo il traliccio e il fumaiolo. Il resto è nebbia.

Ad onor del vero la visibilità del punto non è così pessima. Lo scafo stacca abbastanza dal fondo, le probabilità di scendere e di vedere qualche cosa sono abbastanza alte. Detto in un altro modo, in Liguria ci sono sicuramente siti di immersioni con condizioni più difficili di questo. E le volte in cui si vede il fascino che questo relitto emana è in grado di cancellare facilmente le difficoltà e le fatiche affrontate per arrivare a visitarlo.


Iniziare a padroneggiare alcune tecniche di fotogrammetria era un arma in più per poter raccontare e mostrare quello che si celava sotto la superficie. Poterlo fare per l’UJ2216, avrebbe avuto per me un grande valore. Per il fascino che questo relitto emana e per il particolare rapporto che sento di avere con questo vecchio “ferro”. Per me questo non era un progetto, era “il progetto”, il lavoro svolto nei mesi precedenti su altri relitti era solamente lavoro preparatorio per affrontare questo.


Parlo del mio progetto con i fratelli Boschi (Alex e Luca) di Massub e l’idea piace, si può fare. Vediamo di individuare un giorno e verifichiamo cosa riusciamo a combinare.


Il primo giorno le cose non vanno bene. Nebbia “alta” fino a metà antenna. Emergono solo il traliccio e la parte superiore del fumaiolo. Speravo meglio, oggi temo non ci sia niente da fare. Almeno lo scafo devo riuscire a vederlo se voglio provare a portare a casa almeno la vaga forma della nave.
Rimango per tutta l’immersione in hovering sul castello di comando, tenendo d’occhio la posizione di Marco, un sub che era in barca con noi e che aveva deciso di sfidare il relitto anche con scarsa visibilità. L’ambiente è infestato da reti, sagole e lenze. Per ragioni di sicurezza, è bene che ci sia sempre qualcuno a controllare coloro i quali scelgano di avventurarsi nei locali.
Finito il runtime, risalgo in barca e segnalo a Luca che purtroppo oggi “non era cosa”. Se c’è una lezione che la subacquea mi ha insegnato è che i fallimenti sono necessari, non c’è da prendersela. Se quell’obiettivo che volevi raggiungere si lascia afferrare al primo tentativo, allora o hai avuto un colpo di fortuna insperato oppure forse quell’obiettivo non era così difficile o sfidante. Forse non era un obiettivo degno. Ma se fallisci, ah, se fallisci è un’altra cosa. Non che adori prendere “musate”, ma mi sono abituato a tollerare il fallimento e a ripetermi che fallire è necessario, necessario per poter riuscire più avanti. L’importante, quando si fallisce è solo limitare i danni.

Al di là della filosofia, la preparazione di questo tuffo era iniziata due giorni prima, mi ero alzato alle cinque di mattina, avevo guidato per 2 ore e avevo appena fatto un’ora d’acqua, per niente, insomma per quanto cercassi di dissimularlo, avevo un’aria abbastanza scocciata. Luca mi vede, si avvicina e con quell’aria sorniona che ha lui mi dice: “Senti Dario, domani viene qua la troupe di una famosa trasmissione sul mar Mediterraneo e vorrebbero tornare esattamente qua. Se te la senti di tornare posso chiedere se a loro può andar bene la tua presenza, che ne dici?”. L’idea di battere il ferro finchè è caldo mi piace, accetto.


Il giorno dopo sono nuovamente là. La troupe è composta da una singola persona, si tratta probabilmente del più famoso video sub italiano, un tizio con decenni di esperienza, una reputazione internazionale e con la consapevolezza di aver fatto tutto quello che si può fare in ambito subacqueo.

Ci incontriamo nello spogliatoio, scambiamo qualche convenevole e iniziamo a prepararci. Vedo la scena da fuori, io sono molto concentrato, ripasso la preparazione della macchina, ripenso a quello che ho fatto, se ho preso tutto, ho caricato tutti i canister? Le macchine fotografiche? Qual è il livello della batteria del reb? Ho preparato tutto? Quali sono i piani di backup? È un tuffo a 40 metri, ma sono teso come una corda di violino, dopo la giornata di ieri, questa non posso sbagliarla e ci sono un sacco di variabili, tra quelle che posso controllare, che possono influire sul risultato finale.
L’altro invece è tranquillo. Si prepara con una nonchalance olimpica. Come io vado la mattina in ufficio, lui sta per entrare in acqua. Solo in barca chiederà a Luca le caratteristiche del relitto e darà le istruzioni al suo compagno su come illuminarlo. Adesso forse ha l’aria di pensare solo a dove cenare stasera. Un giorno andremo sulla Luna come adesso andiamo in auto in città a far compere. Ecco quegli uomini, quel giorno, avranno sul volto l’espressione che ha adesso il mio compagno. Io sto andando sulla Luna, lui va a farsi una passeggiata sotto casa.
Avanti veloce, siamo sulla verticale del relitto, scendiamo. La fortuna aiuta gli audaci e in generale quelli che non si risparmiano, oggi la visibilità è spettacolare.

Dispiego i bracci delle luci, accendo camera e action cam, giro il supporto verso la prima lamiera, calibro la luminosità e andiamo! I 45 minuti successivi scorrono in un soffio. Vedo gli altri due iniziare a risalire, avrei finito anch’io, ma le condizioni sono troppo belle. Cambio i settaggi della camera, schizzo a prua in modo da inquadrare tutto il relitto e scatto la foto che vedete sotto.

A casa analizzo le immagini; bene ma non benissimo, ho dei buchi. Il relitto è grande e non sono riuscito a passare dappertutto. Devo farvi un altro giro.

Ci vorrà qualche mese, ma verso Ottobre siamo pronti per tornare. Il tuffo procede regolarmente, la visibilità è buona e sento che questa volta è andata .
Quel giorno il mio buddy è un’amica di vecchia data. Lei scatta foto, io faccio la mia scansione e ci teniamo d’occhio durante il runtime. In deco ci scappa anche qualche foto reciproca a ricordo di questa bella giornata e a completamento di questo lavoro.

Il modello

Il modello permette di rendere omaggio alla struttura del relitto e spero possa tornare utile a chi voglia in futuro immergersi su questo reperto storico.

Coprire totalmente il relitto, non è stato purtroppo possibile. Mancano infatti i rottami di poppa, dove i siluri delle PT Boat hanno impattato il punto dove erano stoccate le bombe di profondità. Qua l’esplosione ha polverizzato la poppa dell’UJ , cancellando la mitragliera quadrinata e il pezzo poppiero da 88 mm. Adesso non è rimasto molto da riprendere se non dei rottami sparsi sul limo. Oltre a questo alcune parti dello scafo, lungo la murata di sinistra, per via della sospensione presente, non sono venute benissimo.
Però la parte godibile e visitabile del relitto c’è tutta, ed è questa che ci interessa.
Proviamo quindi ad utilizzare il risultato della tecnica fotogrammetrica per quello che è nata: uno strumento utile ad analizzare e ad indagare l’oggetto del nostro interesse.

Perchè diciamocelo, quello che a noi interessa è l’oggetto, la tecnica è solo strumentale. In generale la tecnica dovrebbe essere solo un mezzo per raggiungere un certo risultato che per noi è l’ottenere un livello accettabile di rappresentazione di un dato oggetto.

Possiamo partire dal descrivere le caratteristiche di questo relitto e come si ripete, un’immagine vale più di mille parole:

Come già detto nell’articolo, questo relitto è interessante e esteticamente molto bello.

Il primo contatto con il relitto, lo si ha con il grosso tripode che sta a centro nave, alla quota di 36 metri. Generalmente il pedagno di superfice, vi porterà direttamente là sopra. Il tripode originariamente sorreggeva le antenne radio e il radar dell’unità ed è una struttura imponente.

Sotto il tripode sui 45 metri troverete i locali che ospitavano timoneria. Attraverso due anguste porticine per lato è possibile sbirciare dentro. Purtroppo questi locali sono stati abbondantemente saccheggiati dei “predoni” dei relitti e non è rimasto molto da vedere.

Sotto la timoneria, scendendo verso prua, sia arriva al piano di coperta. Qua siamo sui 50 metri. In direzione della prua è ben visibile il pezzo forte del relitto: il cannone binato da 37 mm.

Un dettaglio, quando sarete lì fateci caso, le lamiere sono tutte incrostate e ricoperte di bivalve.

A destra e sinistra, del ponte di comando sono presenti due corridoi che attraversano tutta la struttura e conducono a poppa. Abbastanza ampi, larghi un paio di metri e lunghi una dozzina, risultano visitabili. Attenzione, il corridoio di sinistra ha un’ostruzione proprio da lato di prua, passare di là è molto stretto. A seconda di come siete configurati, superare l’ostruzione potrebbe essere problematico. È possibile entrarvi da poppa, ma poi vi toccherà girare su voi stessi e tornare indietro perché troverete il blocco. Invece il corridoio di dritta è aperto e sgombro, e passandovi potrete ammirare l’impiantito in legno ancora presente. Se si entra da prua, seguendo il corridoio è possibile uscire più a poppa, all’altezza del fumaiolo. O viceversa.

Lato di dritta, il corridoio. Entrata dalla prua, uscita presso il fumaiolo.

ATTENZIONE. Non fate mai questi ingressi senza l’opportuna pianificazione, senza che un compagno sappia cosa state facendo e cosa più importante, che rimanga pronto ad intervenire nel caso rimaneste presi tra le numerose lenze e sagole che infestano il relitto. Qua siamo a quote che iniziano ad essere significative e devono essere esercitate le massime responsabilità e cautele e per la sicurezza vostra e dei vostri compagni.

Proseguendo a prua e passato il cannone, sono visibili e ben conservati gli argani per salpare le ancore, queste due sono ancora al loro posto negli occhi di cubia a prua a sinistra e a dritta del tagliamare.

Verso poppa, passato il fumaiolo, a dritta è presente ancora una mitragliatrice binata. Verso il centro nave troverete l’ampio boccaporto che porta alla sala macchine. L’interno è un po’ angusto ma visitabile, solita raccomandazione qua come per l’accesso ai corridoi. Proseguendo sul lato di sinistra , troviamo il supporto che un tempo ospitava un’altra mitragliatrice antiaerea, ormai asportata.

Arrivati a questo punto dell’articolo, credo che un’idea del relitto, ormai, ve la siate riusciti a fare. Se possedete un brevetto aria profonda o ancora meglio trimix normossico potreste anche fare una pensata a visitare questo relitto, testimonianza di un’epoca meno fortunata della nostra e che riposa ormai da 80 anni sul fondale di Sestri Levante .

Per il resto vi lascio alla consueta animazione realizzata con Blender.

Fonti bibliografiche utilizzate per questo articolo:

  • La Flotta sul Fondo – Claudio Grazioli – Edizioni M.T.E – 2020
  • U-Boot-Jagd im Mittelmeer: Der Einsatz der 22. U-Jagdflottille – Manfred Kellenberg – Mittler & Sohn – 2003 

Immagini e contenuti visivi di proprietà dell’autore.

2 Comments

  1. Complimenti Dario per tutto il lavoro scritto e scatti! emerge l’anima e la passione! Un onore essere stati in acqua insieme. Cristina

  2. Congratulazioni. Tutto bellissimo, faccio tesoro di queste importanti nozioni. GRAZIE

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